Alès : Un contrat pour mutualiser la santé en Pays Cévennes

L’agence régionale de santé (ARS) et le Pays Cévennes ont signé un contrat local de santé (CLS) afin de mutualiser les moyens sur ce territoire de 117 communes et 150 000 habitants. "Notre rôle est de réduire au maximum les inégalités de territoire en matière de santé. Et d’améliorer l’offre de soin et l’accessibilité, y compris financière, afin de répondre aux besoins de la population", a expliqué Martine Aoustin, directrice de l’ARS.
Ce CLS est le premier du genre à se concrétiser dans le Languedoc-Roussillon
et le 3e en France, preuve de la volonté des Cévenols d’innover. Mais c’est
peut-être aussi parce qu’en Cévennes, rompre l’isolement des structures est une
question de survie. "L’hôpital de Ponteils ne pourra pas survivre s’il reste
isolé alors qu’il rend des services énormes à la population, pas seulement en
terme d’emploi mais également pour l’aide à domicile ou les repas qui sont
portés...», a expliqué le président du Pays Cévennes, Max Roustan.
La
directrice de l’ARS a également souligné que les deux contrats les plus
innovants passés actuellement par l’ARS concernent tous les deux le Gard, avec
ce CLS signé hier mais également avec la convention qui lie désormais les deux
hôpitaux d’Alès et de Nîmes. Une démarche qui rejoint celle de la création d’une
métropole entre les deux villes gardoises. "C’est ce qui nous permettra d’agir.
De terminer la 2X2 voies par exemple, sinon elle ne se fera pas", a pronostiqué
Max Roustan.
La directrice de l’ARS a rappelé que ce CLS s’appuyait sur le travail de Reseda. Active depuis 1993, l’association qui coordonne les réseaux de santé du bassin alésien fédère plus de 1 000 professionnels du secteur sanitaire, social, médico-social, des institutions, élus ou usagers. Depuis 18 ans, elle développe les projets de santé dans le bassin avec des actions concrètes dans les secteurs comme la périnatalité, l’addictologie, les soins palliatifs, la gérontologie, le diabète, l’obésité infantile... «Des associations qui ont posé le socle de ce contrat", a expliqué Martine Aoustin.